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lundi 3 juin 2019

Où sont les touristes ?

Les touristes étrangers peuvent manifester leur mécontentement vis-à-vis du président Trump en prévoyant de dépenser leurs dollars de vacances ailleurs. Selon Tourism Economics of Wayne, en Pennsylvanie, les États-Unis peuvent s’attendre à 4,3 millions de visiteurs étrangers de moins en 2017 par rapport à l’année précédente, en raison de la colère et de l’anxiété suscitées par Trump, en particulier du fait de son interdiction initiale de voyageurs en provenance de pays principalement musulmans. Cela se traduit par la perte de 62 000 emplois et de 7,4 milliards de dollars de revenus, explique Tourism Economics, qui analyse des données permettant de prédire et de mesurer l'activité de voyage des clients des secteurs public et privé. Depuis que son premier décret sur les voyages a été annulé devant un tribunal, Trump a révisé le document, excluant l'Irak de la liste des pays interdits, entre autres amendements. La nouvelle ordonnance suscitera probablement une nouvelle série d'objections juridiques de la part de ceux qui pensent qu'elle a peu changé depuis le début. Après la première commande, des épisodes très médiatisés aux postes de contrôle de l'immigration et des douanes américains ont inclus l'interrogatoire du fils du boxeur Muhammad Ali à Fort Lauderdale, en Floride, le 7 février, et la détention de Mem Fox, auteur de livres pour enfants australiens, à l'aéroport international de Los Angeles le Le 23 février. Les représentants de l’industrie du tourisme craignent que de tels incidents ne viennent s’ajouter au ton trumpien des temps - et ne feront que décourager davantage les visiteurs potentiels. "C’est la rhétorique du président" America First ", le protectionnisme commercial, le mur mexicain", a déclaré Adam Sacks, président de Tourism Economics. ForwardKeys, qui travaille avec Tourism Economics, a inventé la phrase «Trump Slump» pour décrire le phénomène. La ville de New York, qui attire plus de voyageurs non américains que n'importe quel autre endroit des États-Unis, pourrait voir les visites d'outre-mer chuter de plus de 2% en 2017, pour atteindre 12,4 millions, par rapport à l'année dernière. Ce serait la première baisse après huit augmentations annuelles consécutives, selon le bureau de marketing de la ville. Bien que les voyageurs internationaux représentent 20% de tous les visiteurs de la ville, ils dépensent environ la moitié de l’argent des touristes. Selon des responsables, la perte de 300 000 voyageurs internationaux coûterait à l’économie de New York environ 900 millions de dollars en dépenses directes et indirectes. La ville s'attendait à une augmentation du nombre de visites.

mardi 13 novembre 2018

La jeunesse américaine perdu en Irak

 L’Iraq se démêlait et l’Afghanistan ne présentait pas de signes énormes de progrès. Un bataillon des Marines qui a combattu dans la province de Helmand en 2010 et 2011 a subi des pertes plus importantes que tout autre bataillon des Marines au cours des 10 années précédentes de combats. Quand un journaliste intégré a demandé à quel objectif de tels sacrifices était destiné, le mieux qu'un des sergents du bataillon ait pu rassembler était: «Cette guerre est stupide. Alors quoi? Notre pays y est. "  Un de mes amis de l'armée en poste dans le nord de l'Afghanistan à cette époque a écrit dans une lettre à la maison: «Il ne sert à rien d'imaginer un état final pour tout cela, car il n'y en a pas - pas de toute façon à travers la violence." L'année prochaine, 2012 , J’ai reçu un courriel d’un ami qui décrivait l’éloignement de l’endroit où il avait été envoyé; le manque de confort qu’il avait connu lorsqu’il était en Irak, où il était mieux de se nourrir et dont le réapprovisionnement était plus fiable; et comment son plus gros problème n'était pas tant la gestion de la violence que «un environnement ambigu ambigu, avec une mission mal définie, ils ne cessent de changer». Les Marines en Afghanistan ont commencé à raconter une blague à propos de leur ennemi: «Nous avons les gardes," D dis, "mais ils ont le temps."  Pendant ce temps, les dirigeants élus de ces marines faisaient tout leur possible pour éviter le genre de discussion publique qui aurait permis de clarifier la mission que ces hommes et ces femmes remplissaient. Alors que les opérateurs et les conseillers spéciaux étaient réintroduits en Irak, l’administration Obama avait insisté à plusieurs reprises sur le fait que ces troupes ne comptaient pas comme des "bottes sur le terrain", conduisant certains anciens combattants à plaisanter en leur disant que les opérateurs spéciaux devaient porter des pantoufles de combat. En juillet 2015, le président Obama s'est vanté d'une collecte de fonds: «Nous avons mis fin à deux guerres.» Il n'est pas étonnant que nos troupes aient eu du mal à expliquer pourquoi elles se battaient. Leur commandant en chef ne pouvait même pas se résoudre à admettre que nous étions toujours en guerre.  L'incohérence s'est aggravée sous le président Trump. Afin de garantir que les victoires contre des ennemis comme celui-ci se traduisent par une stabilité à long terme et la suppression de nouveaux groupes terroristes menaçant nos intérêts, l'armée a toujours articulé une vision de la coopération intergouvernementale. Cela signifie une coopération entre le département de la défense, les services de renseignement, le département d'État, l'USAID et d'autres divisions capables de fournir une expertise en matière d'aide humanitaire et de développement. L'ancien secrétaire à la Défense, Robert M. Gates, a déclaré: «Sans développement, nous ne réussirons ni en Irak ni en Afghanistan." Même l'ancien lieutenant général Michael Flynn, conseiller de Trump sur la sécurité nationale de courte durée, a appelé à un moment donné à un "Plan Marshall pour le Moyen-Orient. »Mais l'administration Trump a montré peu d'aptitude ou d'intérêt pour une telle coordination et planification. En 2016, j’ai eu l’occasion de poser une question à Trump, alors candidat candidat, lors d’un forum télévisé des anciens combattants. Je lui ai demandé son plan pour après la chute d'Isis. Il n’a pas eu beaucoup de réponse, hormis la suggestion déroutante selon laquelle nous devrions «prendre le pétrole».

mardi 20 juin 2017

Sur la route américaine

Le mois dernier, mon épouse et moi nous sommes embarqués dans un périple en camping-car. C'était en Amérique, et je peux vous dire que je place ce voyage dans le top 5 des voyages qu'il m'ait été donné de vivre ! Nous avons traversé le pays d'est en ouest en empruntant la mythique route 66 ! Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Trump n'a pas (encore) défiguré le pays : les Etats-Unis restent une terre magnifique, riche d'une ambiance unique. Et nombre de citoyens américains m'ont bien accueilli en entendant mon "cute accent". Parce que les Américains considèrent la France autrement, depuis qu'on a mis un certain Macron à l'Elysée ! En premier lieu, nous avons avons fait obstacle à la tendance populiste en Europe. Et c'est très bien perçu, dans un pays troublé par les outrances à répétition d'un Trump. Ensuite, nous avons choisi un président qui a moins de 40 ans. Et ça, ça étonne aussi pas mal à l'étranger. C'est vrai que quand on compare avec leur président de plus de 70 ans, le décalage est assez important. A bien y penser, Macron est le contraire de leur leader, en fait. C'est notamment visible dans leurs couples respectifs. Parce que oui, la notoriété de Macron doit beaucoup au couple qu'il forme avec Brigitte. Comme n'arrêtent pas de le souligner les américains, son couple a la même différence d'âge que Donald et Melania. A une différence près : d'un côté, c'est Brigitte Macron qui est plus âgée que le président, quand en face, c'est Donald Trump qui est plus âgé que la première dame ! Pendant ce voyage en Amérique, on m'a le plus souvent parlé de Brigitte, plus qu'Emmanuel Macron... Alors c'est vrai que certains Américains étaient révoltés par le fait que Brigitte soit plus âgée. Mais encore plus étaient hypnotisés par cette liberté assumée. Ce qui est clair, c'est que notre pays a gagné en attractivité ces derniers mois ! Au passage, si vous avez soif de liberté, n'hésitez pas à traverser les Etats-Unis en camping-car : c'est de loin la meilleure manière de découvrir le pays. Vous pouvez jeter un coup d'oeil au site qui a tout préparé en amont, si vous souhaitez avoir des infos supplémentaires. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialiste de la location de camping car aux USA.

mardi 27 octobre 2015

Aux USA, on parle espagnol

Le Mexique est toujours le premier pays hispanophone au monde mais les États-Unis ne devraient pas tarder à lui prendre sa place. 52.988.755 personnes parlent espagnol aux États-Unis. C’est la langue maternelle de 41,3 millions d’entre eux. Quant aux 11,6 millions restants, ce sont des résidents américains bilingues, principalement des enfants d'immigrants. Le dernier rapport de l'Institut Cervantes est formel: les États-Unis comptent désormais plus de locuteurs hispanophones que l'Espagne, où ils sont 47 millions. Et ces chiffres devraient encore augmenter. En 2050, les États-Unis seront le premier pays hispanophone au monde, avec 138 millions de locuteurs, devant le Mexique, en haut du podium aujourd'hui avec 121 millions d’hispanophones. Rien de surprenant à cela. La communauté hispanique y est traditionnement importante. La plupart des hispaniques sont d'origine mexicaine, pays frontalier, ou viennent de divers pays d'Amérique latine ou du Sud. Attention néanmoins: les Espagnols pourraient se faire rafler la place par la communauté asiatique, en pleine expansion elle aussi aux États-Unis. L'espagnol reste d'ailleurs aujourd'hui la deuxième langue maternelle au monde après le chinois mandarin.