dimanche 26 février 2017
Ces kurdes assssinées à Paris
Quatre ans après, le meurtre des trois militantes kurdes à Paris n'a toujours pas été résolu. Ce lundi 9 janvier, plusieurs associations ont appelé à une marche blanche pour honorer la mémoire des trois militantes kurdes, proches du PKK tuées en France et dont le meurtre n'a jamais été définitivement élucidé.
Après la manifestation de samedi 7 janvier à Paris qui a rassemblé environ 5 000 personnes, plusieurs associations féministes et kurdes ont à nouveau appelé au rassemblement ce lundi 9 janvier afin d'honorer la mémoire des trois militantes kurdes abattues dans la capitale française il y a quatre ans.
Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez ont été abattues de plusieurs tirs dans la tête face au siège d'une association kurde, en plein cœur de Paris. Le suspect principal, Omer Güney, qui devait être jugé fin janvier, est décédé en décembre dernier à Paris d'une tumeur cérébrale. Une enquête avait établi des liens entre ces assassinats et les services secrets turcs.
vendredi 3 février 2017
La réhabilitation technologique
La rénovation partielle de la voie technologique dans les années 2000 (uniquement les séries tertiaire en 2005 et sanitaire et sociale en 2006) ne contribue pas à améliorer la lisibilité et l’attractivité de la voie, qu’un ministre de l’éducation nationale qualifie de « forêt tropicale » lors d’une audition au Sénat du fait de sa complexité, et notamment du nombre de séries au baccalauréat. Cependant, le ministère et les équipes éducatives engagent des changements sur le plan pédagogique (approche expérimentale, démarche d’investigation, intégration des TIC dans les enseignements de spécialité…) pour répondre aux besoins des entreprises tant dans l’industrie que dans les services. Entre la filière générale (où les effectifs restent globalement stables) et la montée en puissance de l’enseignement professionnel (la préparation du baccalauréat professionnel passant de quatre à trois ans en 2009), les effectifs de la filière technologique diminuent légèrement, et chutent même dans la série « sciences et techniques industrielles », série qui n’a pas été rénovée depuis 1993. Le positionnement de la filière technologique se trouve donc clairement mis en question à la fin de la première décennie 2000. La rénovation de la voie technologique engagée en 2010 aura donc une double ambition, enrayer la chute des effectifs dans les séries industrielles et mieux préparer les élèves à la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur afin, notamment, de répondre à l’objectif de conduire 50 % d’une classe d’âge à un diplôme de l’enseignement supérieur. Sur le plan pédagogique, la démarche technologique est réaffirmée. La confrontation avec le réel, la prise en compte du développement durable et du nouvel environnement économique et technologique dans l’enseignement décloisonnent le champ des disciplines pour favoriser un enseignement plus transversal qui privilégie la démarche de projet. La série STD2A est créée, la série STL est rénovée et la série STI2D connaît une véritable transformation, puisque l’approche conceptuelle et la simulation prennent le pas sur l’approche opérationnelle. Les séries STMG et ST2S, qui avaient engagé respectivement leur rénovation en 2005 et 2006, intègrent en 2012 les éléments de la réforme 2010 du lycée (en particulier l’accompagnement personnalisé) ainsi que des évolutions spécifiques (en particulier, en STMG, l’introduction des sciences de gestion en première qui a pour effet de reporter le choix de la spécialité à la classe de terminale). A lire en détail sur séminaire entreprise.
mardi 17 janvier 2017
Où est le temps ?
Le temps paraît disparaître de la science économique théorique comme on viendrait à penser que la monnaie en disparaît aussi. Y aurait-il un lien? La monnaie perdrait de sa cohérence conceptuelle parce que l'inscription du temps, lui-même, dans l'univers économique flageolerait.
Où est le temps?
Revenons aux"phénomènes"qui accompagnent la nouvelle Economie, l'économie de l'internet: le temps s'abolit. Le temps du choix, le temps de l'ordre ou de la commande, celui de la livraison, le temps du paiement, de l'information sur le paiement et la livraison, tous ces temps s'évanouissent. Psychiquement, notre temps, celui que nous vivons, celui dans lequel nous inscrivons nos projets, nos aspirations n'est plus le même qu'il y a quelques dizaines d'années. Ne retournons pas en arrière pour nous étonner qu'une lettre aient pu dans certains"temps préhistoriques"mettre deux, trois voire quatre jours pour atteindre son destinataire. Ne méditons pas ces situations quand, il y a encore quarante ans, il fallait attendre deux ans pour disposer d'une ligne de téléphone (fixe, naturellement).
Pensons simplement à ce fait tout simple: le temps se retire de notre horizon de pensée, sans que parfois nous n'y prenions garde. Ce temps qui disparait, vu du point de vue de l'unité économique qu'est l'individu n'est pas seulement un temps"dissipé", c'est-à-dire perdu, en attentes, comme les ampoules électriques dissipent de la chaleur plus coûteuse en énergie que les lumens qui sont leurs raisons d'être. Ce n'est pas non plus ce temps postal insupportablement long entre la commande d'un billet de train et sa livraison qui vaut (ouf! la lettre de réservation est bien parvenue à destination!) confirmation de l'enregistrement du voyage voire de la place dans le wagon.
Ce ne sont pas non plus, ces précautions qu'il faut prendre entre la formulation d'un souhait et sa réalisation: je ne vais plus voir mon disquaire pour lui demander de me réserver le nouvel enregistrement de la Tosca qui est enfin sorti deux ans après cette fabuleuse représentation dans l'amphithéâtre de Vérone. Le temps qui disparait est en réalité un temps psychologique qui ne se mesure plus comme autrefois, si ce n'est en pico-secondes, qui n'existent pas dans l'univers des hommes. Vous ne devez pas attendre plus de deux secondes entre le moment où vous avez cliqué sur la touche @, deux secondes, vous plaisantez! Un bon ordinateur ne réagit plus en"secondes"et vous-même, mentalement, ne supportez plus ces mesures anciennes qui allongent anormalement le temps, sans raison, sans intérêt.
Il est heureux aussi, pour votre santé, que le temps de réaction du freinage électronique de votre véhicule se calcule, dit la brochure en millisecondes. La combinaison des opinions pour faire avancer un projet dans une entreprise moderne? Elle n'est pas instantanée. Il faut bien qu'il y ait un temps pour la réflexion et la pensée. Il faut bien? Les opinions ne vont-elles pas être formulées de façon prédictive? A la vitesse d'un ordinateur un plus puissant que les autres. Le temps de la pensée deviendrait à ce compte une perte de temps??? Ainsi, l'unité économique, l'unité de vie, qu'est l'individu, se trouve aujourd'hui en mesure de traiter le temps comme il le mérite: le faire disparaître."Tout de suite"permet de transformer le temps en matière première. Le temps n'est plus un espace mental dans lequel s'inscrit la possibilité et la réalisation d'une pensée, d'un projet, d'un acte. Il est devenu un ingrédient, à peine supportable, une contrainte superflue de l'acte économique et donc de l'acte social.
Le temps ne valorise plus rien à ce point même que l'avenir "vaut" plus cher que le présent; le temps est une gêne qu'il faut minimiser. Aujourd'hui le temps en trop, le temps superflu n'est que gâchis: pour lui restituer de la valeur et en faire une richesse, un éco-systéme de l'utilisation du temps "vide" se met en place pour remplir les pointillés temporels de la disponibilité. Il ne demeure plus qu'un emploi du temps futurisé: pensez à partir, ce que vous ferez de toutes les façons, pensez en avance au départ que vous n'avez pas encore décidé mais qui le sera certainement. Pensez en avance et vous en serez récompensé, acceptez que le temps se déroule devant vous, à sa vitesse et vous aurez une grosse, moins grosse, petite réduction selon capacité à gérer cette contrainte.
LA cybercriminalité des objets connectés
Pour pirater les objets connectés, les assaillants scannent Internet afin de les repérer, puis exploitent leurs vulnérabilités en y implantant un logiciel malveillant.Pour pirater les objets connectés, les assaillants scannent Internet afin de les repérer, puis exploitent leurs vulnérabilités en y implantant un logiciel malveillant.
Caméras, enregistreurs, thermostats... Nombre d'appareils connectés peuvent être infectés et utilisés comme des armes contre des sites Web. Une attaque d'une ampleur inédite a touché les Etats-Unis et la France.
De nouveaux fantassins numériques se lèvent. Tantôt espions de nos vies, tantôt assaillants invisibles. Voir chez les autres? Rien de plus simple. En un clic de souris, voici qu'apparaît sur l'écran de notre ordinateur l'intérieur d'une agence immobilière ORPI à Saint-Denis (Ile-de-France). Un nouveau clic et la vidéo d'une fillette en train de déambuler dans une supérette de Warhem (Nord) s'affiche aussitôt. Un clic encore, et voilà un employé du loueur de voitures Avis, à Puteaux (Ile-de-France), dos tourné, au travail sur son PC.
samedi 5 novembre 2016
Développer l'énergie à l'Islandaise
La politique énergétique islandaise tient compte d’un triple objectif : la
sécurité des approvisionnements, une croissance économique stable et une
action efficace contre le réchauffement de la planète.
L’Union européenne, dont le Livre Vert publié en mars 2007
mentionne des objectifs similaires, peut s’inspirer de ce modèle islandais. En
effet, la dépendance de l’UE envers les importations de carburants fossiles
augmente. Si rien ne change, les importations couvriront d’ici 20 à 30 ans
environ 70 % des besoins de l’Union en énergie, contre 50 % aujourd’hui.
Rappelons qu’en Islande, ce pourcentage est actuellement de 29 %. Bien que l'Europe soit déjà l’une des régions du monde les plus
performantes dans le domaine de l’efficacité énergétique, sa marge de
progression est importante. Ainsi, la Commission relevait en 2005 que l’UE
pourrait encore réduire de 20 % sa consommation d’énergie, ce qui
représenterait une économie de 60 milliards d’euros, et un progrès
important pour la sécurité de l’approvisionnement énergétique.
Afin de rationaliser sa consommation énergétique, l’Islande a créé à la
fin de 2006, une agence de l’énergie (Energy Agency) à Akureyri, dans le nord
de l’Islande. Son rôle est d’optimiser l’utilisation de l’énergie dans les foyers
islandais, bâtiments du secteur public et le secteur industriel, en diffusant une
culture d’utilisation rationnelle des ressources énergétiques.
L’Islande et l’Union européenne sont d’ailleurs liées dans cette
démarche puisque Energy Agency est financée partiellement par un fonds
européen pour les trois premières années de son activité, à travers l’organisme
IEE (Intelligent Energy Europe), instrument de financement européen permettant de mettre en oeuvre les politiques de l’Union dans le domaine des
énergies renouvelables notamment. Retrouvez la suite sur Séminaire Islande.
dimanche 9 octobre 2016
La sécurité ne fait pas tout contre le terrorisme
Selon Bernard Bajolet, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), et Patrick Calvar, celui de la Direction générale de la sécurité intérieure, il n’y a pas « l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette » entre leurs deux services. En tout cas, ils l’ont démontré dans les analyses qu’ils ont livrées aux sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées, lors de leur audition commune, le 17 février.
L’une d’entre-elles est que l’Europe fera « sans nul doute face à d’autres attentats » comme ceux du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis et que la « France reste en première ligne » face à la menace jihadiste.
À ce propos, une confidence faite par Patrick Calvar, en fin d’audition, fait froid dans le dos. Confirmant l’interpellation, à Salzbourg (Autriche) de deux proches des auteurs des attentats de Paris, le patron de la DGSI a affirmé disposer « d’informations faisant état de la présence de commandos sur le sol européen, dont nous ignorons la localisation et l’objectif. »
En outre, l’État islamique n’est pas la seule organisation à vouloir s’en prendre à la France…. Il y a aussi, a rappelé le paron de la DGSI, al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA). Selon lui, cette menace « pèse aussi sur d’autres pays » et elle est « de nature à déstabiliser notre société. » Aussi, a-t-il assuré, « nous surveillons aussi des groupes extrémistes à l’opposé du spectre, qui n’attendent que de nouveaux actes terroristes pour engager une confrontation violente. »
Une autre analyse commune à MM. Bajolet et Calvar est que la réponse sécuritaire ne peut, à elle seule, régler le problème du terrorisme.
« Je suis convaincu, à titre personnel, que la réponse sécuritaire n’est que partielle et ne résoudra pas le phénomène. Pourquoi une fille de 15 ans quitte-t-elle notre territoire pour la Syrie alors que rien ne la destine à ce destin macabre ? Pourquoi un garçon du même âge issu d’un milieu kurde, non islamisé, tente-t-il d’assassiner un enseignant juif à Marseille ? C’est une question pour notre société », a en effet estimé le directeur de la DGSI.
« Une partie – certes infime – de la jeunesse est secouée par une crise profonde. La revendication filmée des attentats produite par Daesh, terrible, insoutenable, montre des individus déshumanisés, revenus à l’état d’animaux. Si nous les interceptons, qu’allons-nous en faire ? Faut-il les maintenir en prison à vie ? », s’est encore interrogé M. Calvar. « Il y a là un problème psychiatrique, et un enjeu de protection pour la société », a-t-il ajouté.
Vers la fin de l'Europe ?
La crise des réfugiés n’est pas seulement l’échec du projet européen, mais aussi celui d’un espace de solidarité et de démocratie. Et la France a contribué à cet échec, notamment en lâchant son partenaire allemand.
Dans un éditorial dramatique, le grand journal français du soir annonce «la mort clinique de l’Europe, incapable de faire face collectivement à la crise des réfugiés. Les historiens dateront certainement de cette affaire le début de la décomposition de l’Europe.» (1) Hélas, il n’est pas besoin d’attendre le jugement des historiens. Le fait est déjà là. Et les conséquences en seront désastreuses. Pas seulement pour le «projet européen», ou pour l’Union européenne comme institution, mais pour les peuples qui la composent, et chacun d’entre nous comme individus et comme citoyens. Non parce que cette Union, dont on nous dit aussi que le seul domaine où elle agisse encore est «la gestion du marché unique», serait un havre de solidarité et de démocratie, il s’en faut de beaucoup. Mais parce que sa désintégration signifiera à court terme encore moins de démocratie, au sens de la souveraineté partagée des peuples, encore moins de possibilités d’affronter les défis économiques et écologiques mondiaux, et moins d’espoir de surmonter un jour les nationalismes meurtriers, dont en théorie au moins elle devait nous préserver.
Dans ce tableau sinistre, qu’on peut partager (et que je partage), il me semble pourtant qu’un élément fait terriblement défaut, comme c’est le cas dans d’autres commentaires : la contribution spécifique de la France à ce résultat. Il ne faut pas l’isoler, sans doute. Mais la passer sous silence est une imposture et une démission de nos responsabilités. Citoyen européen et français moi-même, je ne peux pas et ne veux pas l’accepter.
Quand, à la fin de l’été dernier, la chancelière Merkel a pris la décision unilatérale de relâcher les règles de Dublin [sur l'asile, ndlr] pour pouvoir accueillir en Allemagne les réfugiés qui, par centaines de milliers maintenant, fuient les massacres de Syrie (dont on commence à dire qu’ils s’apparentent à un génocide, perpétré par plusieurs belligérants à la fois) et d’autres théâtres de guerre au Moyen-Orient, il y avait deux attitudes possibles : venir renforcer son initiative et soutenir l’effort de la population allemande, ou organiser le sabotage. Après quelques tergiversations, le gouvernement français a fait mine d’adopter la première pour pratiquer, en fait, la seconde. Ayant finalement accepté le plan Juncker de répartition des réfugiés en Europe, dont l’insuffisance était visible, mais qui constituait un début de prise en compte du problème, la France a tout fait pour que cet accord demeure lettre morte. A ce jour, sur 24 000 réfugiés qu’elle aurait dû accueillir, quelques dizaines l’ont été. On nous dit que les réfugiés «ne souhaitent pas» venir en France. A supposer que ce soit vrai, on ne se demande pas pourquoi la «terre d’asile» de naguère est devenue si dissuasive pour ceux qui manquent de tout au monde. Que ce lâchage de l’autre grande nation européenne soit de nature à persuader les Allemands qu’ils seront les seuls à porter le problème, c’est leur affaire, n’est-ce pas ? Ils n’avaient qu’à ne pas se croire meilleurs que les autres…
C’est leur affaire, sauf que nous essayons aussi de nous en mêler. Et de quelle façon ! Le mois dernier, prenant prétexte de la nécessité de coordonner les politiques de sécurité après les attentats terroristes (dont moins que quiconque je suis tenté de sous-estimer le sérieux des mesures de protection qu’ils imposent), le Premier ministre, Manuel Valls, est allé à Munich stigmatiser la politique engagée par Angela Merkel : deuxième en date parmi les chefs de gouvernement européens, après Viktor Orbán, à se rendre sur place pour apporter son soutien à l’extrême droite allemande, dont l’objectif avoué est d’obtenir que la chancelière se soumette ou se démette. Et c’est jeudi que le ministre [de l'intérieur] Bernard Cazeneuve, ayant mis en route le processus de démantèlement de la «jungle» de Calais qui rejettera sur les routes des centaines de désespérés en application des plans concertés avec son homologue britannique, s’étonne de voir la Belgique refermer sa frontière. On en vient à penser que Marine Le Pen gouverne déjà la France.
Oui, l’Europe se décompose chaque jour davantage, et nous y sommes pour quelque chose. Nous en subirons donc les conséquences sur tous les plans : l’honneur, qui commande une part moins négligeable qu’on ne croit de la légitimité historique des constructions politiques, mais aussi la sécurité collective ou la protection des individus, qui sont les conditions de la vie civile. Sauf si, au bord de l’irrémédiable, la conjonction d’un mouvement d’opinion éclairé et d’un réflexe de courage de nos gouvernants (ou de certains d’entre eux), amorçait un redressement. Je n’y crois pas trop, bien sûr, après ce que nous venons de voir. J’en formulerai pourtant les deux conditions qui me semblent incontournables.
La première, c’est de dire enfin haut et fort que Merkel a eu raison, et que son initiative (à laquelle, même placée sur la défensive, elle n’a toujours pas officiellement renoncé) ne doit pas échouer. La question n’est pas de ses motivations, dans lesquelles on continuera de disséquer la part de l’intérêt économique et celle de la moralité. C’est de reconnaître la justesse politique d’une décision, la ligne de démarcation qu’elle trace entre deux conceptions de l’Europe, et l’importance des responsabilités qui en découlent pour nous tous. Après cela, que Merkel paye de son isolement dans les opinions européennes des années de «politique de puissance» et d’imposition de l’austérité en Europe, c’est sûr, mais ce n’est pas la question – et nous n’avons rien à lui envier à cet égard puisque nous l’avons suivie quand il aurait fallu, au contraire, lui résister. Le Président français doit donc aller à Berlin, cette fois pour la bonne cause : dire le moment historique où nous sommes, et appeler solennellement avec l’Allemagne les autres nations européennes à y faire face dans leur intérêt et pour leur avenir.
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