dimanche 2 août 2015
Mathieu Gallet aussi
Décidemment, Mathieu Gallet cumule les déconvenues. Après l'affaire du bureau de Radio France et la grève des salariés, voici que l'INA montre le bout de son nez. Une enquête préliminaire a été lancée à son encontre pour "favoritisme", par le parquet de Créteil. Sont visés des contrats passés entre 2010 et 2014, période à laquelle il présidait l'Institut national de l'audiovisuel.
C'est le ministère de la Culture qui a transmis à la justice "une série d'éléments (...) susceptibles d'être irréguliers au regard des règles encadrant l'attribution des marchés publics." C'est donc la deuxième enquête ouverte sur le fonctionnement de l'INA, après celle sur les factures de taxi d'Agnès Saal qui a succédé (brièvement) à Mathieu Gallet à la tête de l'institution.
jeudi 7 mai 2015
J'aime le Parc de Saint-Cloud
On a beau vivre à Paris depuis des années, il reste toujours des choses à découvrir. C'est lors d'un séminaire dans les Hauts-de-Seine que j'ai ainsi découvert le parc de Saint-Cloud, un lieu magnifique d'où l'on a une vue imprenable sur la capitale. Ce parc est une curiosité pour le visiteur, mais a également une histoire fort intéressante, qui représente bien la folie de l'époque. Le parc de Saint-Cloud est en effet un défi que Monsieur, frère du roi Louis XIV, lança à André Le Nôtre. Le terrain est accidenté, très en pente, une colline impraticable. Le génial jardinier relève le défi et fait un nouveau chef-d’œuvre sur 460 hectares. Le lieu est un régal pour tous les amateurs de nature. On y trouve une forêt, où de petits sentiers serpentent qui donnent l’impression de pouvoir se perdre. De longues allées ombragées se rejoignent en éventail, en étoile, sont parfois bordées de contre-allées, ce qui rend l’ensemble plus majestueux encore. Les arbres s’ordonnent en bosquets, soulignent des perspectives, puis laissent place à de larges tapis verts. La promenade est extraordinaire, sereine et grandiose. La beauté du lieu apaise vraiment. On croise les statues des dieux de l’Olympe au grand complet et un incroyable bestiaire de pierre. Des eaux dorment paisiblement dans des bassins au milieu de la végétation. L’eau bondit de vasque en vasque à la Grande Cascade. Une splendeur monumentale par sa taille, la puissance de la chute sur deux cents mètres, qui en fait un superbe théâtre de cristal jaillissant pour s’étendre en une immense nappe qui s’immobilise en miroir. Sublime. Du sobre ordonnancement de topiaires d’ifs, marque l’emplacement du château disparu en 1870, la perspective s’ouvre à perte de vue vers les bois. Depuis la terrasse des Orangers, Paris anime l’horizon ; de quelque côté qu'on se tourne, on a le souffle coupé. Je suis resté l'après-midi entier sur le site, sidéré qu'un tel lieu existe aussi près de la capitale. Nombre de ceux qui l'arpentent ne se rendent probablement pas compte de la difficulté technique que représentait un tel parc. Mais c'est un véritable chef-d’œuvre qu'a conçu là Le Nôtre. Si le séminaire était intéressant à suivre, c'est de loin la visite du parc qui m'a le plus marqué ! Pour ceux à qui cela donne des envies, je vous laisse le lien vers l’organisateur de notre séminaire à Paris: http://www.agence-seminaire.fr/seminaires-france/agence-seminaire-ile-de-france/agence-seminaire-a-paris/
Hollande ou la technique du placébo
A défaut de pouvoir présenter un bilan flatteur sur ses trois années au pouvoir ou d’annoncer des réformes structurelles, François Hollande a fait, dans le Supplément de Canal Plus du 19 avril, ce qu’il sait encore le mieux faire : ouvrir le robinet à promesses sans se soucier de leur coût.
Le président de la République s’est adressé à « toutes les personnes qui sont dans les petits boulots, l’intérim, le temps partiel », âgés de 18 à 25 ans, en leur annonçant « une prime supplémentaire pour que ça puisse être avantageux de travailler, de continuer à travailler ». Ce surcroît d’argent (100 à 200 euros par mois) leur garantit du pouvoir d’achat supplémentaire… ce dont on ne pourrait que se féliciter s’il provenait de leur travail ; or il sera financé par toujours plus de dépense publique.
Pour accroître l’incitation à travailler, François Hollande propose en fait d’élargir à un peu plus d’un million de jeunes la future prime d’activité ; elle naîtra de la fusion, à partir du 1er janvier 2016, de la prime pour l’emploi et du RSA activité. Au total, 5 à 6 millions d’actifs gagnant moins de 1 400 euros par mois la percevront. Montant de cette mesure : 4 milliards d’euros par an, alors que les caisses de l’État sont vides. Ce chiffre pourrait être plus élevé en incluant les apprentis et les étudiants salariés.
Plutôt que s’attaquer aux racines de ce mal qu’est le chômage, François Hollande, attaché à la doxa socialiste, faite de solidarité à sens unique, persiste à prescrire des médicaments dont il sait parfaitement qu’ils sont sans effet. La prime pour l’emploi et le RSA ont montré leurs limites.
Pourtant, d’autres traitements simplissimes existent. Citons-en juste deux. La disparition des seuils sociaux dont tout le monde reconnaît qu’ils sont des freins à l’embauche. Il y a aussi le retour de la dégressivité des allocations de chômage. Des expériences menées en Europe, mais aussi en France, ont montré que les chômeurs retrouvaient d’autant plus vite du travail que leurs allocations diminuaient. Cette expérience présenterait un autre avantage et pas des moindres, l’État ferait des économies. Mais les socialistes ne connaissent malheureusement pas ce mot-là !
Quelques questions à Poutine
L’exercice en direct a duré 3 heures et 57 minutes, le 16 avril, sur toutes les chaînes publiques. Les téléspectateurs russes ont pu poser 74 questions à Vladimir Poutine. Cet exercice de démocratie télévisée était d’abord destiné à ses compatriotes. Il fallait les rassurer sur les sanctions internationales, « purement politiques » : « Les experts voient que le plus dur est passé… Les contre-sanctions doivent contribuer à évincer les produits étrangers de nos étals au profit de nos produits nationaux. »
En butte aux critiques, Poutine reconnaît que 20 à 30 % seulement de son programme a été appliqué, mais il rappelle que l’inflation a été réduite et le rouble stabilisé : « Vous proposez de réduire les dépenses et les revenus de la population, alors que pour mener une politique efficace, il faut avoir du coeur et pas seulement une tête, sinon nous retournerions aux erreurs du début des années 1990. » Ce rappel aux années noires — la période Eltsine — fait mouche auprès des “gens ordinaires”, son électorat. Les Russes savent ce qu’ils doivent à Poutine, à quoi ils ont échappé grâce à sa politique autoritaire. Pour eux aussi, il joue la franchise, après avoir baissé de 10 % son traitement de président et publié le montant de ses revenus : 139 879 euros en 2014. C’est confortable mais pas mirobolant pour celui que le magazine Time présente comme « l’homme politique le plus influent du monde ». C’est très peu pour l’“homme le plus riche du monde”, selon certains lobbys américains, qui estiment sa fortune personnelle à 175 milliards d’euros — plus de deux fois celle de Bill Gates ! En Russie, le “richissime Poutine” possède un appartement de 77 mètres carrés, un terrain de 1 500 mètres carrés, trois voitures et une remorque Skif.
Adressé aux Européens, le ton de son message sur l’Ukraine est aussi à l’apaisement : « Il n’y aura pas de guerre entre les Russes et les Ukrainiens, qui forment un seul peuple. » Pas d’avis de tempête non plus avec la France sur les Mistral, toujours immobilisés à Saint-Nazaire : « Nous ne voulons pas exiger d’amendes, mais les sommes dépensées doivent être remboursées. » Cette modération laisse à François Hollande toute latitude pour prendre sa décision, le moment venu, “quand les circonstances le permettront”.
lundi 27 avril 2015
J'ai fait un saut en parachute
Lundi dernier, j'ai réalisé un très vieux fantasme : j'ai effectué mon premier saut en parachute. Je me suis rendu pour ce faire dans un aérodrome près de Narbonne, où j'ai fait la connaissance de mon instructeur, Evan. Etant donné qu'on avait à peu près le même âge, on s'est tutoyé d'emblée. Ca m'a plu de retrouver cette atmosphère festive et détendue, caractéristique des sports extrêmes. J'ai eu l'impression de retrouver le côté convivial que j'ai pu ressentir quand j'ai pratiqué de la spéléo l'an dernier. Evan m'a donné les instructions à respecter lors de la chute : menton en l'air, jambes pliées puis bras écartés. Puis place aux choses sérieuses : nous avons passé nos harnais et avons approché l'avion, un petit Cessna. Aucun siège à l'intérieur : il a fallu s'installer sur le plancher. Le pilote n'a pas perdu de temps et trois minutes plus tard, nous avons enfin laissé derrière nous la terre ferme. Le vol n'a rien à voir avec celui d'un avion de ligne. Par exemple, la porte arrière est restée ouverte au cours du vol, offrant une vue un peu trop imprenable sur le vide. La pression est montée au fur et à mesure que nous prenions de l'altitude. Dès 1000 mètres, l'atmosphère a commencé à se rafraîchir : on ne distinguait déjà plus les formes au sol. A 2500, j'étais tétanisé. Le vide était spectaculaire. Après une trentaine de minutes de vol cependant, on a enfin gagné les 4000 mètres d'altitude. Evan a bouclé mon harnais au sien et a ouvert la porte : l'air froid a envahi la cabine. J'ai senti mon estomac faire des noeuds quand je me suis enfin retrouvé face à l'ouverture béante, réalisant subitement ce que j'allais faire : sauter dans le vide à 4000 mètres d'altitude, et parier sur un bout de toile pour rester en vie. Mon envie d'effectuer ce saut m'a soudain paru saugrenue, pour ne pas dire pire. Néanmoins, parce qu'il était un peu tard pour revenir en arrière, j'ai pris position (la position dite de la banane), comme Evan me l'avait demandé, et attendu que celui-ci se lance. Je me faisais vaguement l'impression d'être un bébé chimpanzé scotché à sa maman. Evan a lâché prise et nous avons plongé dans le vide. Nous avons commencé par effectuer un joli salto, ce qui m'a donné un instant l'impression fabuleuse de voler sur le dos, puis on s'est stabilisés. C'était parti pour 50 secondes enivrantes au possible. La peur avait disparu, remplacée par la fascination et la joie pure. Le parachute s'est ouvert brusquement et le calme s'est soudain installé. J'ai pris les commandes du parachute et me suis amusé à varier notre vitesse de descente jusqu'à ce que l'approche du sol me force à rendre les commandes. Pour finir, nous avons atterri sur le tarmac d'où nous étions partis. Il paraît que la plupart des gens qui ont fait leur baptême disent qu'ils veulent rempiler. Et je comprends très bien pourquoi ! C'est une expérience que je recommande, mais pas à ceux qui sont facilement nauséeux. Si cela vous branche aussi, je vous laisse le lien pour faire votre saut en parachute: http://www.tematis.com/fr/158-chute-libre-saut-parachute
La Grèce part à la chasse aux sous
Le gouvernement grec envisage des mesures permettant d'augmenter les recettes de l'Etat de trois milliards d'euros cette année dans la liste de réformes soumise aux créanciers du pays dans l'espoir de débloquer de nouvelles aides, a déclaré vendredi un haut fonctionnaire gouvernemental.
Il a ajouté que le Groupe de Bruxelles, qui réunit les créanciers de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, commencerait à débattre de cette liste samedi, alors qu'un responsable de la zone euro déclarait que la discussion débuterait vendredi soir.
"Les mesures proposées dans la liste de réformes prévoient des recettes de trois milliards d'euros en 2015, lesquelles ne seront en aucun cas le produit d'une réduction des traitements ou des retraites", a dit le haut fonctionnaire grec. "La liste ne comporte pas de mesures à caractère de récession".
La liste évoque par ailleurs un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de 1,5% du produit intérieur brut (PIB) en 2015, inférieur de moitié à l'objectif figurant dans le programme de renflouement de l'UE et du FMI, et une croissance de 1,4%.
Kiev a besoin d'argent
L'Ukraine cherche un second souffle. Kiev espère obtenir un allègement de dette de 15 milliards de dollars et a entamé des négociations avec ses créanciers qui pourraient englober les 3 milliards de dollars prêtés par Moscou en 2010 à l'ancien gouvernement ukrainien.
Cet allègement doit abonder un plan d'aide de 40 milliards de dollars sur quatre ans en faveur du pays, auquel le FMI doit contribuer à hauteur de 17,5 milliards de dollars. Mais une règle interne su Fonds pourrait toutefois menacer la poursuite de ce programme. Elle prévoit en effet que l'institution ne peut plus prêter à un pays s'il fait défaut sur une créance détenue par le secteur dit "officiel", c'est-à-dire un État ou une institution publique.
"Nous avons une règle de tolérance zéro", a rappelé le porte-parole du FMI, William Murray, lors d'une conférence de presse, jeudi 26 mars. Or, a-t-il ajouté, la créance détenue par les Russes doit bien être considérée comme de la dette détenue par un État.
"Si je ne me trompe pas, les 3 milliards de dollars (...) viennent d'un fonds souverain russe, c'est donc de la dette officielle", a ajouté William Murray.
Si la Russie, à couteaux tirés avec l'Ukraine, refusait de renégocier sa dette d'ici à la fin de l'année, Kiev pourrait donc être contraint de faire défaut sur cette créance, plaçant le FMI dans une situation délicate. Interrogé sur cette éventualité, le porte-parole s'est refusé à toute spéculation.
Signe de la sensibilité du sujet, William Murray a voulu rectifier le tir quelques heures plus tard et apporter une "clarification" sur le statut de la créance russe. Dans un communiqué publié dans la soirée à Washington, le porte-parole a fait machine arrière et assuré que le FMI n'avait en réalité pas officiellement déterminé sa position sur le sujet.
Quelle que soit l'issue de ce débat, des solutions existent pour éviter une impasse au FMI. Cette dette pourrait être renégociée au sein du Club de Paris, qui traite des créances entre États, ou pourrait être revendue sur le marché secondaire de la dette et ainsi ne plus être détenue par Moscou.
Interrogée sur cette créance russe, la ministre ukrainienne des Finances Natalie Jaresko avait d'ailleurs assuré ne pas savoir "dans beaucoup de cas" qui détient la dette de son pays.
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